de quoi je me mêle?

15 juillet 2014

Remember Joe Dalton

Toi qui est une lectrice assidue, tu n'as pas oublié Joe...

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 J'ai été faire les archives, mazette, j'en ai parlé de Joe...

Va voir cette vidéo, l'amie, surtout si tu as un enfant de deux ans...

... 

Joe n'existe plus, tu sais. On n'a même plus l'occasion de l'appeler Bénito pour faire pigner belle-maman.

Joe est amour.

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Il est la star de la cour de récré, et vazy que ça "check" avec les anim', il va jouer au foot au stade avec des inconnus en disant "salut, je m'appelle Gaby, je peux jouer avec vous" (pendant que sa mère fait des tours en tirant la langue).

On dirait qu'il a trouvé l'équilibre entre lui et les autres. La confiance.

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A 7 ans, tout est facile. L'école, sa place dans le groupe, la relation aux adultes...

Et la musique, aussi.

 

Oh, Gaby, c'est le rock qui l'intéresse...

Gabrriel Dirty Old town from Fanny on Vimeo.

 

Il a voulu faire comme les grands, classes horaires aménagés, mais pas en guitare, parce que la guitare c'est pas Villa-Lobos pour lui.

Il a pleuré au dernier cours, parce que 3 mois c'est trop long. Alors voilà, à 7 ans, il a deux guitares. 

premiers branchements from Fanny on Vimeo.

 

Au conservatoire, il va faire percussions. Elle a dit la prof maman, que c'était mieux d'avoir une batterie, hein dis maman, je vais l'avoir ma batterie, dis steuplé steuplé steuplé.

Alors voilà. 

On a pas poussé les murs, mais on a optimisé.

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Un bureau? ça travaille un CE1?... Bon OK, mais alors un mini bureau... 

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Un petit tour sur le bon coin, un coup de baguette magique ( à savoir: décapant et paille de fer, loooooonguement, très longuement..., ponçage plus rapide, peinture ardoise et simple passage au fondur pour le bois qui a le bon goût d'être un très joli bois dur et blanc -orme ou hêtre?)

et voilà...

 Hey Joe... A toi de jouer maintenant...

 

(PS: si tu as un plan pour une mini batterie pas trop chère, je suis preneuse -le son, on s'en fout, les voisins sont loin...)

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06 juillet 2014

libérée!

J'ai enlevé les alertes automatiques. Piano H, Piano S. Guitare. Violon. Musiques trad'. Trompette. FM H. FM S. Jazz. Orchestre. Eveil musical. Danse. Chorale. Violoncelle.

"supprimer définitivement". Ouuuuuuaaaaaissss, no future. 

J'aurais bien fait un grand feu avec les cahiers. Ils sont partis à la benne vivre leur seconde vie.

Le retour des sourires et des moments complices est sans doute la plus belle victoire de l'année. 

La sienne et la nôtre, un peu.

Pour les garçons, les félicitations, les "sans-fautes" à l'école, les réussites musicales, le vélo gagné à la sécurité routière... C'est un peu rassurant (pas si mauvais parents?...) mais c'est la leur, uniquement. Leur choix, leur chemin, que l'on éclaire quand il fait un peu noir.

L'année la pire, enfin se termine.

Je la quitte sans me retourner.

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15 juin 2014

des hauts et des bas...

Tu le sais, toi qui est philosophe, que dans la vie il y a des jours gris...

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Des jours bleus...

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Des jours gris et bleus...

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Dans la vie, il y a des sommets (de sa forme), des fonds que l'on finit par toucher, et des plats tout calmes.

Comme je suis vivante (et enterrée...), je me conforme à ces lois chromatiques et géométriques.

J'ai fait des milieux...

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(robe à très potentiel "germaine": le patron que j'ai tant attendu, et qui finalement ne me plait pas du tout: une belle leçon sur le  désir...!)

Tissu étoffes des héros.

Qui se sont transformés en bas..

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(un coup de ciseaux rageur, un ourlet roulotté, un élastique...)

avec la chaussure qui va bien...:

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Et puis j'ai fait des hauts qui ne me ressemblent pas. 

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(blouse Jasmine de Colette Patterns en taille 10, tissu etoffes des héros et soie rouge toto).

 

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28 mai 2014

Le temps des mots

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Un jour je trouverai les mots.

Les mots justes qui racontent les rayures anarchistes du zèbre. Celles qui ne sont pas comme les autres, pas assez alignées, trop tordues, trop personnelles pour une adolescente qui voudrait ne pas être vue, ne pas être différente du troupeau. 

Les cris, les colères, les déceptions, les apaisements.

Les mots qui ne dénaturent pas, qui expliquent sans discourir, qui éclaircissent sans exhiber.

Je pense que c'est ici que je viendrais les poser.

Je les cherche. Ils prennent le temps.

Ils s'adoucissent et se raisonnent, quand une petite lucarne s'ouvre sur la  citadelle imprenable du cerveau reclus, apeuré, emmuré.

Ils deviennent amers, quand les peurs viennent engloutir les efforts en quelques secondes, tsunami dévastateur ne laissant sur son passage que l'impression d'un immense gâchis.

Quand elle aura décidé d'affronter le monde, quand elle voudra bien accepter d'avoir une perle rare et de l'exhiber sans honte, sans doute les mots viendront tout seuls, expliquer la douleur de ces enfants un peu différents que certains qualifient de zèbres. J'encouragerai, je conseillerai. Je raconterai avec un peu de cynisme désabusé l'inadaptation de l'institution, et les bonnes volontés salvatrices (quelques profs que je ne remercierai jamais assez).

 Il n'y a pas eu de musique, il n'y a pas eu d'amis invités qui remplissent la maison de joies, de notes et de jeux, même débiles..., il n'y a pas eu de ces petites fiertés parentales qui te font croire que tu réussis ta mission éducative. Il a fallu se contenter. Se mettre en cause. Prioriser. Trouver les brèches pour rentrer dans la forteresse, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit.  Ménager les petits frères inquiets. Il a fallu résister au découragement. Ne pas coller sa valise sur le seuil de la maison. 

Rire avec l'indiscible. Parce que c'est ce qui "marche" le mieux.

"Si tu te suicides tu seras privée d'ordinateur toute ta vie"

Trouver la force de la dérision pour revenir à la raison.

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09 avril 2014

La robe de mon enterrement

J’ai vécu il y a peu une expérience métaphysique étonnante. Il m’a fallu quelques jours. Pour la digérer, la cerner, l’embrasser.

Je ne suis pas sûre aujourd’hui d’en avoir complètement saisi la délicate saveur bien que je m’en délecte encore.

 

J’ai été invitée à mon enterrement.

 

Il y a avait là des amis de toujours, des amis de maintenant, des amis pas vus depuis 20 ans, et des amis vus la veille. Et même des amis jamais vus ! Bien sûr, tout le monde ne s’est pas déplacé pour m’enterrer, hein. Certains n’étaient pas prévenus de ma mort, c’est ballot. Pour la famille par exemple,  je suis immortelle. Ca évite les soucis d'héritage.

Et d’autres avaient des impératifs, des obligations, des responsabilités, des engagements… Ils seront là à mes prochaines funérailles…:-)

 

Comme je n’étais pas prévenue de ma mort imminente, je n’ai pas préparé mon enterrement.

Mais eux, oui.

Alors aux enterrements des gens qu’on aime, on y va de son compliment.

Mes amis, pour l’occasion, ont uni leurs talents. Peu se connaissaient, j’ai eu plusieurs vies, plusieurs cercles.

Ils ont fait connaissance. Comme mes amis ont tous la singularité d’être ouverts et généreux, ils ont partagé autour de mon cercueil dans une parfaite communion.

Et comme les apôtres, ils ont continué après à écrire l'histoire de ma mort, avec des mots qui touchent. Des mots tout simples et surannés, comme "gentillesse".  Comment savent-ils que celui là ne peut que m'émouvoir?...

 

Et pourtant, contrairement à l'autre qui est resté accroché par les clous, moi,  j’étais bien vivante.

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C’est  cool de profiter ainsi de son enterrement.

 

Pour être parfaitement franche, même si je n’étais pas totalement au courant de ma mort, je savais qu’il allait se passer un truc le 5 avril, puisqu’on m’avait vaguement suggéré de réserver la date.

A tout hasard, et aussi parce que je suis maintenant pile à la moitié statistique de ma vie, je me suis quand même cousu une robe pour fêter ça.

Une robe d’enterrement, comme il se doit. Histoire de tenter le diable. 

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(parce que ce blog est aussi un blog de couture: patron gratuit celebrate summer dress, your style rocks, téléchargeable.

Taille 12, mais j'ai raboté de deux cm de chaque côté, modifié un peu les bretelles, et ajouté des pinces devant. Tissu Etoffes des héros (doublure satin de coton noire itou).

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Une robe métaphysique, en quelque sorte. Une robe qui répond, enfin, à la question existentielle d'un devoir de philo de terminale: le temps, en ou hors de nous? Le temps n'existe que quand on le laisse éroder les souvenirs et les sentiments. Pour nous, c'est sûr, le temps peut toujours passer, et repasser, il n'aura rien à enterrer!

 

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18 mars 2014

L'attente

Je l'ai aperçu un beau matin. Ou bien était ce un matin pluvieux et un peu terne qu'il a illuminé?

Je l'ai deviné dans l'ombre. Etait ce vraiment lui? Je lui ai trouvé un indéfinissable charme.
Un petit côté rétro presque chic. Et en même temps un air un peu canaille. Juste ce qu'il faut d'insoumission, de rébellion.
J'ai pensé "il me le faut". Je lui ai tourné autour, je l'ai cherché, j'ai tenté de percer ses secrets cachés. J'ai été un peu déçue. Il n'en a pas. Il s'expose assez peu sur la toile. Va savoir pourquoi. Comment savoir dès lors si c'est vraiment lui?
Résister à la tentation. Être raisonnable. Ne pas multiplier les désirs.
Qu'en ferais je de toute façon? En ai-je vraiment besoin?

Et puis un jour, j'ai su. Je n'ai plus eu ni doutes, ni remords. Envolés, les scrupules, avalés par l'espoir d'une aventure audacieuse et féconde... Ce sera beau, ce sera doux, ce sera différent! Viens donc et nous unirons nos talents dans une plénitude créative et joyeuse... Viens donc et la vie sera belle et simple, je t'attends!

Et c'est là qu'il m'a lâchée. Il a disparu de la circulation. Sans un mot, sans une explication. J'ai tenté de le poursuivre, jusque dans les contrées les plus reculées et lointaines, peuplées d'indigènes aux étranges dialectes. Je lui ai mis le grappin dessus, à son corps défendant. Ça m'a coûté un bras et peut être même mon âme. Je l'ai enfin ... commandé. Il est à moi. Ma chose. Mon objet.

Et depuis je l'attends.

Et pourtant, l'éternité, moi, je sais ce que c'est, hein. C'est long. Surtout vers la fin.

Quand tu commences une course de 10 km, et qu'au 2ème tu n'as plus de jambes, plus de cœur, plus un litre de liquide à l'intérieur de ton corps car tout est sur ton tee shirt.

Quand tu attends 2 mois que les profs corrigent tes copies pour savoir si tu auras ce putain de concours.

Quand on te promet une réponse importante dans la journée.

Tu regardes ta montre magique qui mesure les kilomètres parcourus. Est ce possible de courir en centimètres?

Tu fais exploser ta note de téléphone en connexion Minitel. Les moins de 35 ans ne peuvent pas comprendre.

Tu es pendu à ta boîte mail, ou ton téléphone. Tu mets le push, mais c'est pas possible, ça marche pas ce truc, alors tu synchronises tes messages toutes les secondes et demi. Et ta batterie est vide.
Tu peux guetter les signaux de fumée. C'est le seul moyen de communication qu'il te reste.

C'est dire si je suis forte en éternité.

Je cours à la boite aux lettres. En nage et le cœur battant. (oui, elle est un peu loin...) Déception. Éternité.
Je consulte mes mails et mes historiques pour savoir où il est. Dans un avion Malais, ou bien perdu dans une manifestation à Caracas? Qui sait? Déception. Éternité.

Mon Espoir, mon Désir... Mon cher patron McCalls M6324... Quand me viendras tu?

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22 février 2014

Je papillonne...

Tiens donc, je virevolte et je reviens, dès que le soleil apparait.

Une petite fierté improvisée que je voulais partager. 

Celle où je peux écrire "patron maison".

Le haut, jusque sous les aisselles, c'est le fameux plantain de "deer and doe" en 38. Et le reste, de l'impro; à partir d'un tee shirt cintré de ma garde robe... avec une jupe demie cercle toute bête.

Un jersey milano à la couleur improbable, mais au tombé magnifique (et en solde à 5 euros le mètre...). Au départ, je voulais que le haut soit en dentelle aubergine (ma petite mercerie), mais j'ai surestimé ma perte de poids à ce niveau (ou bien l'elasticité de la dentelle, va savoir). ça a fait crac. Qu'à cela ne tienne, je récupère une tunique de grossesse d'il y 8 ans en jersey bio aubergine, je te la découpe sans frémir (dfaçon elle ne servira plus, elle est périmée -à moins que ça ne soit moi..- et voilà que je peux rentrer tout le matos...

J'ai aussi sorti la brodeuse pour l'occasion: petits papillons en appliqué (avec un stabilisateur épais entre deux couches de tissus pour qu'ils soient bien rigides et juste posés sur la robe...)

 

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09 février 2014

Je n'ai pas vraiment de raisons...

Je n'ai pas vraiment de raisons.

Je ne t'ai pas quitté pour un autre, comme toutes les blogueuses instagrameuses et facebookeuses.J'aime po instagram, je suis d'avantage mots qu'images. Je me méfie de Big brother, ma page Facebook est insignifiante. J'ai même pas osé y partagé le très bel édito de Causette. "mes copines et moi, on adore tuer des enfants"...

Je n'ai pas vraiment de raisons.

Le temps n'a pas vraiment changé. Je lui cours après telle une amoureuse éperdue. Il s'enfuit toujours, comme un vieil ours sauvage qui refuse la dompteuse...

Je n'ai pas vraiment de raisons.

Je n'ai pas moins de vie. Indignations, émois, craintes, désirs et bonheurs sont toujours là. Mais est ce le lieu pour les graver?

Je n'ai pas vraiment de raisons.

J'aime toujours les rencontres. Mais je n'ai plus la patience de les chercher au détour d'un lien, dans la solitude de mon face à face avec l'écran blanc. Elles viennent à moi, au cours d'une soirée, à la sortie de l'école et même dans mon bureau, et je les laisse manger mon temps, je les regarde virevolter.

Je n'ai pas vraiment de raisons.

Je couds, je tricote, je ponce, je peins,, je crochète, je brode. Peut être un peu moins. Je ne pense jamais à prendre une photo. Ni à prévoir la séance de pose dès qu'un rayon de soleil passe la fenêtre.Avant, c'était: aussitôt cousu, aussitôt mitraillé et posté.Maintenant c'est rangé dans le placard. Et porté au boulot. C'est là que je frime...

Par exemple là...
Une robe vue chez Saki, patron Simplicity, en flanelle de "ma petite mercerie". Je l'ai beaucoup modifiée: 5 cm de moins de chaque côté du buste(!), rajouté une ceinture à la taille pour éviter le look 5 mois de grossesse, raccourci la longueur...
Comme je suis frileuse et que j'ai les bras nus, j'ai ajouté le réchauffe cou.
Ce n'est pas la robe la plus sexy. Peut être pas ma couleur fétiche. Je n'ai pas vraiment de raisons, mais cette robe est sans doute ma préférée, celle qui me représente dans les derniers mois qui viennent de s'écouler. Elle est vivante, simple, pas empruntée, facile à vivre. Souriante et un peu nostalgique quand elle prend le temps de se retourner.
Un peu comme une vie sans blog...

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02 septembre 2013

Tiens....

Salut

ça va?

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...

 

Ça t'es déjà arrivé, toi, de ne pas donner de nouvelles à tes vieux amis pendant des siècles, et de ne pas savoir comment refaire le noeud sans casser le fil?...

Moi tout le temps. Je suis fidèle mais inconstante. C'est pas que je n'y pense pas, c'est la phase action qui s'engorge. Ça reste coincé derrière le filtre, un peu comme les playmobils dans la vidange de la machine.

 

En général je sors la valise à excuses.

Je suis tombée dans une faille spatio-temporelle. Y a eu un bel été. T'as remarqué comme l'été parait plus éphémère lorsqu'il est beau? (je fais vibrer ta corde sensible. Demain ça va faire ouille. Il fera encore nuit quand la radio couinera ses nouvelles sinistres).

Je ne voulais pas t'importuner avec mes états d'âme. J'ai passé des vacances pourries dans un endroit exécrable.

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Je ne sais pas si on a toujours les mêmes centres d'intérêt, tu sais.  A t-on encore beaucoup de choses à se dire?

Moi, la couture et le tricot, tu vois, ça allait pour occuper mon temps d'ennui, quand les enfants étaient petits.

Maintenant que je suis grande, tu vois...

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Ma première tunique japonaise, mais pas pour moi... C'est la 03 du livre every day camisoles et petits hauts, en taille 7 sans marges de couture. Tissu de modes et travaux à côté de la gare Saint Lazare, très joli... mais qui pique....

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Pull pour sublimer la chemise en liberty, et éventuellement rechauffer les coeurs: bidouille à partir d'un patron Drops, en équivalent 10-12 ans, en milk cotton de Rowan (un reste...)

Si aucune de ces faux-fuyants ne me permet d'excuser la désaffection, je tente parfois la corruption. 

Si tu veux, je te fais un tuto. Ouais comme ça, gratuit. 

Et là, c'est sûr, tu peux pas m'en vouloir. T'as déjà oublié mon infidélité. 

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01 juillet 2013

On est déjà juillet

On est déjà juillet, canalblog m'a oubliée.

Ou peut être est-ce moi qui l'ai oublié. Va savoir.

Mais je suis là maintenant.

Tu veux que je te raconte un concentré de juin?

Il y a eu des bateaux, plein de bateaux. Des feux d'artifices, des sirènes, des concerts. De la fête dans la ville qui te donne l'envie d'été. Et puis c'était fini, sont restés les déchets, les petites cabanes blanches des chalands, et puis une grande fatigue.

Ensuite, le réveil  te rattrape, le boulot par dessus la tête, les auditions, les concerts, les examens, les contrôles avant le conseil, de classe, pis les évaluations. Juin quoi.

L'une termine avec une moyenne honorable et les encouragements, et surtout un brillant passage en 3e cycle de violon (à voir ici, si vous voulez...), l'autre privilégie la trompette au piano, et c'est chouette, et le troisième quitte la maternelle en sachant lire et compter. Jusque là, tout va bien.

Il y a eu aussi un anniversaire en retard...

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Loufoque de Her little world, en 8 ans pour ma grande nièce; tissus toto et ...? placard....

Surpiqûres parfaites avant la trahison. De celle qui est toujours chez l'exorciste, elle devait être sacrément envoûtée...

J'ai pas fait la 2e chaise, finalement. J'ai des amies qui ont le sens du sacrifice: se priver de la machine toute neuve pour que je couse LA robe. Celle que j'imagine depuis deux ans sans oser. Exactement comme  je voulais...

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Tissu Etoffes des héros et Mondial Tissu pour la doublure, passepoil lurex rouge et fermeture éclair dentelle mamzelle fourmi,

patron Cambie Dress Sewaholic, avec une jupe en demie cercle (la forme du patron ne me plaisait pas, et j'ai vu ça quelque part sur Thread and Needles...) En taille 12, mais vu ce que j'ai raboté, le 10 eut sans doute largement suffit...

On est déjà juillet. Les profs passent des films en corrigeant le brevet, les écoliers font des goûters.

C'est  la longue semaine finale, celle où ils se lèvent tôt, sans autre objectif que de profiter de leurs dernières heures avant le grand rien, puis le grand changement.

Maintenant que je ne suis plus prof, les enfants sont là pour faire revivre cette nostalgie caractéristique du système scolaire français, fait de grands pleins et de grands vides pour te faire apprécier la métaphysique.

Posté par teteille à 22:02 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
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