05 novembre 2009
love story
....
Je m'aime tellement, là, que si ça continue, je vais me faire des petits, tellement je m'adore.

Tunique bidouillée à partir de la tunique raglan des IPE, un peu comme elle, mais en moins bien (je ne vous montre pas l'envers, beaucoup moins classe que le short, la faute au tissu qui peluche... ou bien au fait qu'il me manque l'outil qui fait des bordures magiques, qui commence par S et finit par "euse" (message subliminal pour le père Noyelle?....).
Vous vouliez voir porté?... Hin hin... zallez en bouffer de la photo...
parfait pour chahuter...
J'ai aussi copié l'idée du petit bandana assorti chez elle (je sais, on dit "chèche", jsuis pas tendance...).
Bon, c'est pas tout ça, mais faut que je me mette à l'épreuve de la vie quotidienne (vous savez, l'haleine pas fraiche du matin, le cheveu gras, la peau frippée...) pour savoir si mon Amoûr résiste. Et mon tricot en cours, c'est une sorte de Robert Bidochon en puissance. Pas sûre que ça dure, c't'affaire....
03 novembre 2009
Des fois, je m'aime.
Sans vouloir jouer la fausse modeste, (vous savez on a toutes eu des copines comme ça: la fille qui fait 49 kilos qui dit: "pfffff, je me trouve groooooooooosse, tu as vu mon bourrelet, là? Mais naaaaaan, toi, c'est pas pareil, pasque ça te va bien à toi, les bourrelets...), ça n'arrive pas très souvent.
Je pourrais dire: "je m'aime quand je réussis un truc", mais bon, c'est trop simple... Même un peu godiche ou grippée, j'arrive à réussir un truc à peu près tous les jours.
Pour vraiment tomber en pâmoison devant mon génie créatif, il faut que l'objectif représente une sorte de Saint Graal à atteindre, compliqué, exigeant.
Oh, mais alors, c'est facile, de s'aimer, il suffit de faire quelque chose d'un peu plus coriace à chaque fois, et on se retrouve en adoration de soi en permanence!!! Oui, c'est cela, Fanny. Tu viens de découvrir... l'estime de soi! (C'est quoi, ton boulot, déjà?....)
Bon, sauf que pour moi, ça ne marche pas tout à fait comme ça. J'ai déjà fait des trucs compliqués, même réussis, mais ils n'ont pas fait jaillir la flamme. Point de coup de foudre. Faut dire qu'en général, après ces défis, l'objet de mon désir ressemblait à une harpie échevelée, en pyjama pilou à 4 heures de l'après midi, sentant fort la transpiration, la langue pendante à force d'avoir été tirée, avec deux trois restes de bave et de larmes sur la joue. Je pouvais ressentir une certaine fierté, certes, mais d'Amour, point.
Pour que Vénus mette son grain de sel, il faut aussi... que la difficulté semble facile. Que les plans se déroulent comme prévu. Brushing impeccable, nez poudré, mains manucurées, sourire charmant, voix douce ("mais oui, mon amour, j'arrive tout de suite pour nettoyer le caca dans la culotte, mais nooooooon, ce n'est pas de ta faute".... "Oh, mais tout ces playmobils étalés dans toute la maison, que c'est charmant, qui en a eu la délicieuse idée?..."..... Et non" p**** de b**** de m**** Gaby, quand est ce que ce tu vas demander les ch****, p*????", ou encore "Si vous ne rangez pas ces playmobils immédiatement, je les balance tous par la fenêtre ou je vais les donner aux pauvres").
Venons-en au fait, je sens que je m'égare.
Emie est mon Cupidon.
Emie, patron Citronille, bien taillé, pas trop mal expliqué, vu chez elle.
J'ai légèrement modifié le patron, en passepoilant les poches (hou la copieuse), et donc pour cela, j'ai taillé du biais dans le liberty, et aussi en resserrant légèrement le bas, rajoutant un passepoil, pour faire un effet bloomer.
Et pour la première fois, je pense, j'ai pris réellement plaisir à coudre, à regretter presque que ce soit fini!
Le tissu est un velours milleraies commandé l'année dernière en déstockage chez Wowo, je ne savais pas trop comment l'utiliser (j'étais un peu déçue de la couleur...), les poches, passepoils et bouton sont en liberty Mirabelle (shaukat).
Et pour une fois, même l'envers a fière allure! (et sans surjeteuse! chhhut, ne le dis pas trop fort, pour le jour où tu clameras que la surjeteuse est absolument IN DIS PEN SA BLE à ta survie...)
C'est pas la peine de crier, les filles, je sais, que l'essentiel, c'est sur la bête!!! Oui mais... Je me pique maintenant de faire... un ensemble, donc je mijote la tunique assortie... Je vous montrerai donc l'ensemble, porté, plus tard!
Le problème, c'est que c'est encore une bidouille, un truc compliqué, un genre de Graal... Je crois que je vais avoir un chagrin d'amûûûûûûr.....
01 novembre 2009
Pan, sur le bec...
Voilà ce qui arrive quand on fait son intéressante. La preuve par trois.
1/ Tu fais un message dans lequel tu te présentes comme l'Héroïne, la seule capable de résister au rhume Noir, à la Peste, à la gripa. Pis tu la choppes, comme tout le monde. Mais après, quand tout le monde est guéri. Tu te dis que c'est mieux, mais quand même tu te sens un peu en décalage... Et puis tu essaies de ne pas trop de plaindre, rapport à ce que tu as dit sur ta fille "mauvaise malade", ton héros "qui agonise dès qu'il a un pet de travers", tout ça.... Dans ce cas là, le profil bas est de rigueur...
Heureusement, c'était Halloween, hier...
2/ Tu craches dans la soupe de la blogosphère, tu y déposes tes petites araignées de sorcière, tu mélanges un peu, et tu te demandes si la soupe n'est pas un peu fade. Et voilà qu'on t'envoie le petit piment qui redonne du goût.... Merci Angéla pour ces très jolies mitaines...
3/ Tu dis que tu es une associable de la blogosphère, que tu ne veux pas faire de toile, tu te prends pour un électron libre... Et finalement, tu te trouves un petit noyau sympa, et tu te remets à jouer collectif...
Le great défi, un petit groupe pour essayer de dépasser ses angoisses de couture, une sorte de thérapie de groupe. Le premier thème, je maîtrisais à peu près, c'était "patte de boutonnage", et j'en ai déjà fait, là, et là, et là. Mais j'ai profité pour peaufiner, notamment grâce à une vidéo de prof archi bien fait (c'est un métier, la pédagogie, quand même...). Explications beaucoup plus claires que sur les schémas de Citronille... Du coup, j'ai suivi à la lettre la méthode, je n'ai pas fait deux côtés de longueur différente comme sur le patron, et ça fait une patte toute simple. Elle est un peu large, par contre... Et puis, du coup, concentrée sur la patte, j'ai foiré le biais d'encolure qui est bien mal posé. Suggestion pour le prochain thème?....
Patron Balthazar en entre le 2 et le 4 ans, tissu wowo, reste de drap...
Le prochain c'est .... premier janvier.... ça va bien, les filles? Vous n'avez pas autre chose à faire la veille? Vous pensez qu'on sera en état de poster un message, le premier? Moi, je dis ça, c'est pour vous... Le 31, le héros est de garde, je pourrais coudre toute la journée, toute la soirée, si je veux...Et j'aurais même pas mal aux cheveux le premier...
30 octobre 2009
vacances au bord de la grippe
Après le virus HPST, nous avons testé pour vous le virus H1N1. (enfin, sans doute, parce qu'évidemment, on ne va pas engraisser les labos privés de 500 euros juste pour frimer -nous on l'a eu, heu, nananèreuh...).
Alors, cette fameuse peste, vaut-elle le tintamarre qu'elle provoque?.... Les trente douze millions d'euros dépensés par les pouvoirs publics pour nous apprendre qu'il ne faut pas cracher sur ses compatriotes, se laver les mains 12 fois par jour avec de la solution hydroalcoolique (une aubaine, n'est ce pas, pour les labos qui la fabriquent...), sont-ils justifiés? L'héroïsme de notre Président, qui inaugurait, dans un Mexique pré endémique, risquant donc sa vie pour la France, une usine Sanofi flambante neuve fabriquant des vaccins... contre la grippe..., valait-il ce sacrifice?....
Aloooooors, pour apporter ma petite pierre personnelle à ce débat essentiel à la Cité (oui oui, parlons de la grippe, ça évitera tout un tas de sujets anxiogènes et douloureux, genre, crise et hop, plus crise, banques qui font faillite, et hop banques qui font des milliards de bénéfices...), un petit récit de la grippe A en visite chez nous.
D'abord, la grippe A, y a pas, elle est très contagieuse. 4/5 au compteur. On attend les grands parents, héroïques, ça ne devrait pas tarder. On espère épargner les "fragiles"... Pour l'instant, seule votre correspondante du front, fidèle au poste, a tenu le choc. Bon faut dire, on a pas suivi toutes les recommandations: pas de masques pour boujouter les nains, pas de solution hydroalcoolique, pas de lavage des mains toutes les trente secondes, parce que quand même, on a autre chose à f*tre.
Ensuite, la grippe A, ben... c'est une grippe, qui te scotche un héros au lit pendant 3 jours. Qui te fait râler la naine toutes les trente secondes ("c'est vraiment trop nuuuuuuuuuuul, d'être malade"). Qui te rend le nain logorrhéeique, ou aphone suivant l'heure du pic. Seule différence notable, celle ci a 3 pics. Un premier qui te fait croire que c'est une grippe de fillette, même pas mal, un deuxième qui te fait regretter de fanfaronner, et un troisième qui t'assomme entre les deux oreilles. Une grippe, quoi, qui peut tuer les gens fragiles, qui risque bien d'empêcher l'Ouvrier d'œuvrer... Mais s'il n'a pas suivi la Sainte Recommandation de la Ministre, ce sera, bien évidemment de sa faute. (et pas celle du gouvernement qui n'a pas fermé les frontières, parce que le Commerce est Roi...) Et il expiera son péché en allant travailler malade, parce que la Sécu veille à la fraude, Louée soit Sainte Roselyne.
Vous aurez bien sûr remarqué le patriotisme de la famille: un Héros malade 4 jours sur ses 5 jours de vacances (les derniers avant bien longtemps, sniiiiifff), des enfants qui choisissent les vacances pour éviter de faire fermer l'école ou bien de mobiliser leur mère garde malade. Le Travail, la Famille, la Patrie, des valeurs fondamentales dans la France d'aujourd'hui...
Et sinon, ces vacances?

Grippées, mais Limousines. Bien quoi...
22 octobre 2009
Un petit dernier, pour la route?
Des arguments, on en a à la pelle.
Ce n'est pas écologique. Certes, la croissance mondiale ralentit, mais ce n'est pas une raison, d'autant qu'un petit européen est forcément plus planétophage que tout autre bébé terrien.
Et si on se regarde un peu le nombril plutôt que de se prendre pour mère Théresa, on ne peut pas dire que ce soit plus convaincant. Place. Age. Fatigue. Organisation. Écarts. Argent. Traitement médical. Risques.
Le dernier enfant, c'est comme l'ultime carré de chocolat qui reste de la plaquette. On le savoure. On le garde en bouche. ...
On est forcément tenté d'ouvrir une autre plaquette. On sait qu'il ne faut pas. Vu qu'on a plein d'arguments. Mais on sait aussi la torture qu'elle représente, à être là, possible et tentatrice...
Alors on se remémore son goût... pour moi, il a la saveur sucrée du lait maternel....
Y a plus qu'à attendre que la plaquette moisisse pour ne pas avoir de raisons de regretter...
20 octobre 2009
L'image du Père...
Paraît que les petits garçons imitent Papa.
Gabriel:

"Moi vais réparer Balou. Vrrrrrrrrrrr."
"Allez Balou. Moi vais te couper. Vrrrrrrrrrrr."
Le héros, si tu passes par là, faudra expliquer à ton fils, quand t'auras deux minutes:
1. Qu'on ne répare pas les chats avec la scie sauteuse.
2. Qu'on ne répare pas les chats en dépiautant tout ce qu'il y a à l'intérieur.
... sauf si tu veux que ton fils devienne chirurgien. Esthétique. Dans une clinique privée. Et gagner plein de brozoufes. Sans en glander une. Et être là tous les soirs et tous les week end pour expliquer à son fils comment on répare un chat. (et en profiter éventuellement pour réparer la clenche de sa porte, la lumière de la salle de bain, repeindre les fenêtres, ranger le bois et tailler les fruitiers. Mais je sens que j'abuse, là...)
Comment ça, je règle des comptes?... Meuh non!!! En plus, il est sympa, ton fils, il a même pas dit: "attend, là, j'peux pas, faut que je vérifie le Chi2 Rau de la médiane du 12ème percentile."
(Ne prenez pas peur, mes sœurs, je vous promets que le héros ne pose pas de péridurale avec la scie sauteuse et qu'il ne fait pas vrrrrrrr quand il "répare" les malades.)
17 octobre 2009
Leçon de Dialectique culinaire
Vous vous souvenez de ça?...
Depuis, c'est du quotidien. J'ai même trouvé le moyen de le faire sans les mains grâce au Thermomix, du grand art...
Aujourd'hui, j'ai innové. Changeons de goût, soyons fou.
On remplace le chocolat noir par ... du chocolat blanc! Quelle audace!!!
Et on obtient ça:

En on atteint le Nirvana de l'autosatisfaction maternelle en contentant, en même temps, trois enfants et un héros...
OK, tout ça pour ça. Attends, si ça continue, tu vas nous montrer tes pieds, encore, là, Fanny.
Comme dirait l'autre, faudrait pas prendre le melon pasque t'as eu un jour 32 commentaires! Si c'est pour prendre des photos de tes repas, raconter ta journée passionnante (oooooooh aujourd'hui, grasse mat' jusqu'à 9 heures, ouââââ.../ et puis j'ai eu mon cours de violoncelle, ouâââ / et puis j'ai fait du shopping avec ma fille, pour l'anniversaire de sa copine, ouââââ... , franchement, y en a qui font ça beaucoup mieux que toi. (ou pas).
Tu pourrais donc nous expliquer, pourquoi tu as mis un titre ronflant?... Pour montrer ta Kultur?...
Hé, les filles, vous pourriez un peu réfléchir, aussi, non?
Allez, je vous aide.
Pour les yaourts au choc style Ne$tlé, il fallait: 1l de lait bio, ou mieux, du lait de Roger du Marché, qui fait seulement 10 km en camion. 1 cuillère à soupe d'agar agar, que je n'ai pas eu au magasin bio bobo, en sachet de 2g à 500 euros le kilo, mais à "tout pour la pâtisserie" (pour les rouennaises gourmandes, une mine ...), en vrac, à 7 euros 50 les 50g. Chocolat bio, pas trop compliqué à trouver, y en a même à Carrouf.
Vous voyez le dilemme, là? Le choix cornélien? Le paradoxe?
T'as pris quoi, comme chocolat blanc, Fanny?....
Shame on me.
Jsais pas si y en a à 10 euros les 100g dans le magasin bio bobo, mais même si y en avait, j'achèterai pas.
Vous avez une solution pour résoudre la contradiction et me permettre d'accéder à la Vérité dans ma cuisine?....
14 octobre 2009
"beaucoup de bruit pour rien"
- Dis donc Fanny? T'avais pas dit que tu continuais?...
- Ben si.
- Et c'est comme ça que tu continues?
- C'est à dire, m'dame, c'est que je n'ai pas grand chose à dire...
- Ben quand on a rien à dire, on meuble, on brode, on caricature, on invente... ou on crée un débat à deux balles, non?...
- OK. Vous le prenez comme ça.
Tiens.

ça vous la coupe, hein?...
Mon pied droit... chaussons fétiches commandés là, l'année dernière, taille 37. Je sais, c'est incroyable et tellement poyétique...
Bon, je pourrais vous raconter comment les 4e de ZEP, c'est pas ce qu'il y a de mieux pour booster son estime de soi. Comment je suis revenue de la powerpointisation de la vie... Mais heu... C'est trop sensible, encore, faut que je prenne un peu de distance pour en rigoler...
Sinon, quoi? Mon projet de thérapie?...

Point mort. J'ai pris le héros pour un mammouth, il faut juste que je réduise un peu mon ambition... 12 mailles de moins et il devrait réussir à y passer ses défenses sans avoir l'air de simplet.
Et la couture? Rien?
Ben si un truc que j'avance de 10 minutes tous les soirs... Et qui me conforte dans l'idée que je pose mon biais comme une truie.
Ah, en réfléchissant bien, je peux aussi vous parler de mes anticorps...
Vous savez, les anticorps, ces petites choses supra intelligentes dans notre corps qu'il faut développer (en faisant des cures de truc muche ultra chers inventés par les labos pharmaceutiques pour faire monter leurs actions), entretenir (en léchant les caddies, en crachant dans ses mains et en mangeant par terre, par exemple...), pour qu'ils luttent contre les vilains crobes et virus.
Mes anticorps à moi, ils sont niais, mais niais...
Genre, ils voient un moulin, inoffensif, un gentil petit moulin tout joli, bien entretenu, avec des petites fleurs dans les jardinières aux fenêtres, voyez le tableau, un petit moulin tout ce qu'il y a de plus sympathique...
Et ben ces couillons là, ils prennent le moulin pour un sous marin nucléaire, et roule ma poule, ils sortent l'artillerie lourde, les lances, les bidets, ils appellent les copains et paf.
Par contre, quand le sous marin nucléaire déboule, là, évidemment, y a plus personne... Les anticorps, ces gros dadais, sont partis fumer des pétards et jouer au billard... Et forcément, le sous marin nucléaire, il fait paf...
Dites donc, là j'en vois deux qui rigolent, dans le fond à droite. Quoi? Ressemblance? Gné? Nan, là...Je ne vois pas...
Tout ça pour dire, j'ai un gros rhub. 3e fois en un mois et demi. Vraiment des charlots ces anticorps... N'ai Barre.
09 octobre 2009
tu es une blogueuse solitaire et tu veux faire monter des stats...
... Alors fais comme moi! Pleure un petit coup, en menaçant de partir, pask y en une qui t'a embêtée à la récré...!
Les filles, vous êtes formidables. Des vrais commentaires intelligents, un débat, une réflexion sur les raisons de bloguer, le statut du blog, l'éthique de la blogosphère... Je vous adore. Pour de vrai, même pas que en blog.
"L'incident", c'était un épiphénomène, la goutte dans le (la?...) vase bien plein du ras le bol...
Mais tout cela m'a bien fait réfléchir à la façon dont je voulais me considérer dans ce monde.
D'abord, première chose, vous voyez, les liens, là? Ben fini. A pu. Je les enlève, parce que je ne veux pas faire de réseaux, de classement...
Et puis, sur le statut du blog, ça a été un bon gros sujet de débat.
Pour moi, il est mixte. Personnel, bien sûr, un peu, "fenêtre" comme on dit beaucoup sur les blogs. Mais pas seulement. Le blog est aussi l'œuvre de son auteur, et comme toute œuvre, il doit être soumis à la critique. On ne peut pas irrémédiablement se cacher derrière le sacro saint "c'est mon univers et tu ne le critiques pas". Je me dis que la blogueuse, est quand même est une sacrée schizophrène, ou feignasse: je suis une créatrice, je montre ma création, par ma fenêtre ouverte... mais non non non, il ne faut pas la critiquer. Un peu trop facile à mon sens.
La critique est nécessaire! Elle est ce par quoi une personnalité se constitue. Elle n'est pas forcément jugement. Elle permet de se remettre en question, c'est un moteur de la vie, personnelle et sociale.
Donc je m'arroge le droit de critiquer.
Mais bon, je ne suis pas associable, non plus, je ne vais pas dire à tout le monde dans la rue "comment t'es trop moche aujourd'hui...". Le but n'est pas de prendre les gens à rebrousse poil, mais d'avoir le droit d'émettre un avis, dans le respect de la personne.
Alors ensuite, il y a encore une question un peu compliquée à laquelle j'ai du mal à répondre....
Pourquoi je vais sur ces blogs qui m'énervent...?
Plusieurs éléments, mais pas de justification claire: certains, je les aimais bien avant, et je n'aime pas ce qu'ils sont devenus.
Pour d'autres, leurs auteures font le même métier que moi, et j'avais l'impression d'une proximité qui n'existe pas...
Et enfin , c'est un peu comme Loft Story: j'y vais, je regarde juste pour exercer mon esprit critique. Essayer de comprendre pourquoi on y va, qu'est ce qui plait tant dans ce qui moi, m'exaspère...
Et pour finir, la magie de la blogosphère. Beaucoup de ces blogueuses qui m'agacent font partie du même monde que moi. Même boulot, mêmes tendances bobo, mêmes enfants... Et paradoxalement, ce n'est pas d'elles dont je me sens proche (enfin, quelques unes quand même, vous vexez pas, les profs et instits). Comme dirait Elodie, on se serait croisées, on ne se serait peut être jamais parlé... Quand on creuse et qu'on dépasse le vernis superficiel, finalement, on trouve des gens formidables, très différents, et c'est une grande ouverture.
Et alors?...
Ben je continue, bien sûr.
Différemment, je pense. Pas sûr de participer aux jeux, même s'il y en a de marrants, par peur de me faire instrumentaliser dans une stratégie de linkage. On verra.
Et puis... Aiguisez vos commentaires... Moi aussi, je veux de la critique. De la bonne, de l'argumentée, de celle qui change ta vision des choses. On n'est pas là que pour être des pouf' gloussantes. On a aussi un cerveau... et vous l'avez bien prouvé. Merci.
08 octobre 2009
De quoi je me mêle...?
Attention, c’est du lourd… Si vous n’avez pas un peu de temps devant vous, ce n’est pas la peine de commencer, ce post exige un minimum d’attention.
« De quoi je me mêle », vous vous souvenez peut être si vous êtes lecteur assidu, c’était pour imager cette impression de participer à un jeu auquel je n’étais pas conviée, à une fête, sorte de cocktail mondain, qui m’est complètement étranger. Au début, je me sentais un peu comme une araignée dans l’eau, et puis, petit à petit la toile s’est tissée, laissant comme une impression de puissance et d’autosatisfaction, de voir son nom dans les liens, de guetter les commentaires enthousiastes. Et parfois une pointe de déception : « quoi, seulement 3 commentaires là dessus, alors que quand même, c’est géniâââââl, ce que j’écris… »
Pour tisser sa toile, on commente les copines. Personnellement, je mets un point d’honneur à la sincérité, mais il est évident que la démarche n’est pas générale : les commentaires sont un moyen de clic, hop, on appuie sur ton nom et la personne commentée découvre ton « univers »…. C’est bien là toute la limite de l’exercice bloguesque. On écrit, évidemment, pour être lu. On est satisfait quand il y a des commentaires. Et on fait des commentaires pour être lu soit même… Et hop, cercle vicieux…
Alors on commente. Mais pas n’importe comment, bien sûr, car pour être repéré parmi les 75 000 commentaires du blog tendance, il faut que ton commentaire soit court (sinon, il n’est pas lu, malheureuse, c’est comme les messages trop longs sur ton blog !!!!), drolatique et bien tourné. Si possible, original, mais pas trop. Vous avez vous « Ridicule », de Patrice Leconte ? On est un peu dans la même logique. Dans une sorte de cour où il faut flatter mais sans excès. Où le bon mot doit jaillir, car sur internet, tout va très vite…. Une sorte de cour de récré, où il y a les filles « en vue », qui font et défont les tendances…
Au début, on s’en satisfait. Mais petit à petit, en tout cas pour moi, le malaise s’installe. Des doutes.
Des agacements, sur les 12 000 commentaires enthousiastes que peuvent enclencher une photo de ses pieds. Des doutes sur la sincérité de ces commentaires. On peut dire qu’il s’agit de « jalousie », parce que toi, t’as moins de copines enthousiastes… Peut être, après tout. Mais je n’en suis pas sûre, parce que c’est moins la fille qui prend ses pieds en photos qui m’agace, que les filles qui s’en gargarisent en l’encensant, et qui, à mon avis, pour la plupart, commentent en espérant le clic magique d’une héroïne de la blogosphère au blog tendance….
Des interrogations : puis je dire que je trouve ça nul, la photo de ses pieds ?.... Juste parce que je suis anticonformiste ?... Ou bien pour que ce commentaire iconoclaste soit cliqué ?... (ben oui, là aussi, c’est un biais). Je l’ai fait, une fois, pas de dire que la photo des pieds était nulle (après tout, chacun ses goûts…), mais de critiquer une façon de présenter les choses qui était négative pour l’image d’une catégorie sociale… J’ai pu apprendre à mes dépends que ça ne se faisait pas, et que cela ne suscitait pas de débat, non, ça va trop vite, sur internet, pour qu’il y ait des débats, mais plutôt une levée de boucliers (ironiques, simplistes, larmoyants... ) pour défendre le Précieux.
Vous pouvez me dire : tout cela n’est pas nouveau, et tu le savais en rentrant sur la toile…. Et bien non, figurez vous… Je suis très naïve, et très « entière » (ça c’est le versant positif, on peut dire « bourrin », aussi…) et je n’en avais pas conscience. Enfin si, un peu : je m’étais reconnue, comme toutes les blogueuses, dans le message tordant de Carine. Mais là, l’autodérision ne me suffit plus. Peut être que je ne me sens plus assez futile pour cela…
La question qui me taraude aujourd’hui, c’est « est ce que ça me dérange au point d’arrêter » ?
Pour tout vous dire, je ne sais pas (je suis aussi balance, comme fille , vous savez…)
Un débat récent m’a fait remonter les doutes. Une allusion –évidemment très simpliste - à mon commentaire critique aujourd’hui, sur un autre blog, et voilà que je vous mets à contribution sur l’avenir de « de quoi je me mêle »…
J'ai pensé tout arrêter, j’ai pensé au blog privé. J’ai pensé continuer en étant très vigilante sur mes commentaires, et mes liens…Je mets en balance les personnes sincères que j'ai virtuellement rencontrées, les magiciennes qui m'ont appris à coudre et tricoter, les retrouvailles et les liens resserrés qu'il permet avec les gens "de la vraie vie"...
Je ne sais pas....


















